Sainte Colombe sur Gand

Village fleuri des Montagnes du matin

Repères historiques

 

Repères historiques

     
 

   

Origine du nom

Sainte-Colombe est née en Espagne, d’une famille royale, la vierge Colombe fut touchée par la foi. En route pour la Gaule, assoiffée, elle obtint par la prière qu’une fontaine jaillît. Baptisée à Vienne en Dauphiné elle partit à Sens, où la religion chrétienne gagnait chaque jour de nouveaux adeptes. Là, en 274 l’empereur Aurélien la martyrisa sur le chemin qui conduit au village de Saligny, à la fontaine d’Azon entre les villages de Saint-Clément et de Saint-Denis. Un pèlerinage se déroulera désormais sur ces lieux dans une chapelle détruite plus tard par les révolutionnaires.

De nombreux miracles sont accordés à sainte Colombe : Aubertus, un prince aveugle d’une illustre famille, déposa du sang de la vierge sur ses yeux et recouvra la vue ; en 1119, la sécheresse annonçait une immense famine quand son corps fut transporté à l’église Saint-Étienne, premier martyr. Après les prières, une grande pluie sauva le peuple de la famine. En 1142, une nouvelle basilique fut érigée. A la Révolution elle fut pillée et détruite et les reliques de la sainte furent déposées à la cathédrale de Sens. En 1851, le chanoine de La Rochelle construisit une châsse où ses reliques furent transportées le 28 août 1853.

Extrait de « Vie de sainte Colombe, vierge et martyre » Auteur : ABBE BRULLÉE

Sainte-Colombe a souvent changé d’appellation complément à travers les âges successivement :

  • en Donzy (1680),
  • en Beaujolais (1698),
  • sur Tarare (1704),
  • en Forez (1748)
  • la dernière appellation «sur Gand » (du nom de la rivière qui traverse le bas du village) date de 1932.

Histoire

Des sources très anciennes font état d’une occupation du site de Regny par un gallo-romain nommé Renatus.

Au moyen age, la paroisse était partagée en deux. La partie nord qui franchit le Gand jusqu’à la hauteur de la Croix Blanche appartenait au Beaujolais. Le reste du pourtour sud au château de Montcellier,  forteresse construite au XII e siècle était sous la dépendance des Comtes du Forez.

Sainte Colombe sur Gand a hébergé une famille des comtes de Ste Colombe. dont Guillaume de Ste Colombe était en 1201, comte, chanoine et maître de chœur à la cathédrale St Jean à Lyon.

Etienne de Ste Colombe grand capitaine guerroya aux côtés du chevalier Bayard. Pour le récompenser de ses loyaux services, François 1er autorisa une foire pour son bourg de Sainte Colombe en 1533.

On notera la visite de Henri IV à François de Ste Colombe. « J’irai taster de ton vin en passant », lui écrit le roi en 1595.

 

Le village de Ste Colombe ne sera pas épargné par les pillages des guerres de religion du XVIème siècle, ni par la peste au XVIIème  siècle.

Jusqu’à la révolution, Sainte Colombe appartenait aux Sires de Beaujeu pour sa partie nord et aux Comtes du Forez pour sa partie sud (château de Montcellier). 

   
   

 Placette devant l’église au XVII siècle (Dessin de Mr. PATAY)

     

Dés le XVIIème siècle Sainte-Colombe participera à l’essor de l’activité textile qui se développe autour de la région lyonnaise.

A la fin du XIXème  siècle le village de Sainte-Colombe atteignait le chiffre de 1500 habitants et dénombrait plusieurs ateliers de tissage et broderie : David-Trouillet-Adhemar-Botton.

  Le Bourg d’après le cadastre de 1832

   
  

Quatre foires se tenaient sur la commune. L’Almanach National Didot de 1862 cite Sainte-Colombe comme l’un des «grands centres internationaux» de production de Mousseline. Après de nombreuses discussions et projets une ligne de chemin de fer reliant Balbigny à Regny franchie le Bernand à l’ouest de la commune. Le viaduc du Pont Marteau témoigne de cette époque où l’équipement ferroviaire ne connaissait apparemment pas de limites.

Après la première guerre, les départs vers la ville commencent. Le dernier tisseur à bras cesse son activité en 1966. Une entreprise, l’une des premières à tisser la mousseline a longtemps résisté. Elle confectionnait  des rideaux et voilages, avant de cesser son activité en 2007.

Si l’histoire de Sainte Colombe vous intéresse, vous pouvez acheter en Mairie pour le prix de 30 euros, un livre issu d’un important travail de recherches effectué dans les années 1980 à 1990 sur toute l’histoire du village. Quelques 300 pages  recensant la majeure partie du petit patrimoine existant ou qui existait sur cette commune (croix, vignes, four à chaux, … ) ainsi que de nombreuses anecdotes ayant rythmé la vie du village.